Sur son sixième album The Breaks, SUUNS se retrouve perdu dans les limbes. Le trio formé par Ben Shemie, Joseph Yarmush et Liam O’Neill s’abandonne plus que jamais à ses instincts pop. Et pourtant, avec ce même abandon, SUUNS explore une palette sonore plus grande cette fois-ci, qui va bien au-delà des balises habituelles du groupe. The Breaks voit Shemie, O’Neill et Yarmush jouer sans retenue avec des loops, des synthés, des échantillons et des instruments MIDI, comme si Tangerine Dream était une formation post-milléniale friande de rythmes trip-hop downtempo.
Créé entre d’innombrables voyages en avion, trajets en voiture, tournées dans des camionnettes et chaînes de messages texte, The Breaks a été marqué par la persévérance et beaucoup d’essais-erreurs. C’est un disque qui a été composé avec une grande liberté, laissant une place aux élans intimistes — comme la stupéfiante ballade « Doreen » — tout comme aux vastes rêveries glaciales de la majestueuse pièce titre. L’album immortalise SUUNS à son plus expansif, exploratoire et exubérant, distillant une impression d’être égaré
Sur son sixième album The Breaks, SUUNS se retrouve perdu dans les limbes. Pour certains artistes, cela aurait pu mener à des chansons soit naïves, soit déconnectées, voire les deux, simplement parce qu’ils auraient perdu contact avec la civilisation humaine. Mais pour SUUNS, une formation qui est devenue très à l’aise avec ce qui est oblique et liminal, cela a eu l’effet contraire. The Breaks est le disque le plus émouvant et diversifié du groupe rock expérimental montréalais à ce jour.
Le trio formé par Ben Shemie, Joseph Yarmush et Liam O’Neill s’abandonne plus que jamais à ses instincts pop. Et pourtant, avec ce même abandon, SUUNS explore une palette sonore plus grande cette fois-ci, qui va bien au-delà des balises habituelles du groupe. The Breaks voit Shemie, O’Neill et Yarmush jouer sans retenue avec des loops, des synthés, des échantillons et des instruments MIDI, comme si Tangerine Dream était une formation post-milléniale friande de rythmes trip-hop downtempo. O’Neill s’est retrouvé dans la chaise du réalisateur pour The Breaks, arrangeant, structurant et assemblant avec Pro Tools les nombreuses idées de Shemie et Yarmush provenant de sporadiques séances de répétition, réinventant les chansons encore et encore au cours d’une période de deux ans.
Créé entre d’innombrables voyages en avion, trajets en voiture, tournées dans des camionnettes et chaînes de messages texte, The Breaks a été marqué par la persévérance et beaucoup d’essais-erreurs. C’est un disque qui a été composé avec une grande liberté, laissant une place aux élans intimistes — comme la stupéfiante ballade « Doreen » — tout comme aux vastes rêveries glaciales de la majestueuse pièce titre. L’album immortalise SUUNS à son plus expansif, exploratoire et exubérant, distillant une impression d’être égaré et éclairé à la fois, avec l’intensité à 11. Et savez-vous quoi? La machine est encore en mouvement.